Olivier Lainé, un Chef à la pointe de la gourmandise

Entre Olivier Lainé et la pâtisserie, c'est une histoire de passion qui s’ancre aux souvenirs de la cuisine familiale. À toutes les tables, le Chef Pâtissier du Ritz Paris fait du sucré plus qu’une expérience : un rituel.

UNE PÂTISSERIE CRÉATIVE ET DÉLICATE

Des origines bretonnes que l’on retrouve parfois dans ses créations, un père cuisinier, une enfance à concocter des gâteaux…Tout prédestinait Olivier Lainé à la pâtisserie de haut vol dont ce gourmand assumé a fait sa passion et gravi peu à peu les échelons. Les concours, les tables étoilées, son propre restaurant dans sa région natale, les brigades de palace à Paris, et huit années à l’École Ritz Escoffier comme Chef enseignant signent un parcours plus que parfait. Le fil rouge ? Un certain goût du challenge, avec la même exigence que le sport de compétition qu'il a pratiqué dans sa jeunesse.

Depuis janvier 2026, le Chef a repris le flambeau de toute l’identité pâtissière de l’hôtel. Sous sa houlette, on trouve six cartes gourmandes : du petit déjeuner et dîner pour la brasserie du Bar Vendôme aux desserts gastronomiques du restaurant Espadon, sans oublier le brunch dominical, le room service et les banquets. Autant d'univers qui ont inspiré le Chef pour imaginer des pâtisseries en accord avec la personnalité de chaque lieu. Dernier en date : le tea time à la française servi au Salon Proust inspiré de l’art du déjeuner à la française, un rituel en trois temps où salé et sucré conversent avec finesse.

Tea Time à la française par le Chef Olivier Lainé

Tous les jours de 13h00 à 19h00

UN DIALOGUE ENTRE HÉRITAGE ET CRÉATION

Créer dans la continuité… Subtil exercice ! Olivier Lainé aime jouer la rencontre entre tradition française et modernité, dans cet esprit d'avant-garde qui caractérise la Maison depuis toujours. En insufflant une touche d’audace aux grands classiques de la pâtisserie, le Chef revisite ces saveurs si familières à notre mémoire pour mieux les réinventer.

Attaché à l’esthétique, Olivier Lainé souhaite offrir une expérience gustative où le détail joue le rôle principal. Côté ingrédients, il a fait des agrumes son terrain de jeu à l’image de la tarte citron qu’il travaille de multiples façons. Surtout, c'est un amoureux de la texture qui vient révéler le goût, car c’est dans cette alchimie que la magie opère...

Ce que j'aime le plus dans mon métier c'est la partie créative, qui est toujours un plaisir, le partage et le travail en équipe.

Olivier Lainé, Chef pâtissier

RENCONTRE AVEC OLIVIER LAINÉ

Jeux de textures, décors et rituels

Votre goût pour la pâtisserie, un rêve d'enfant ou une vocation sur le tard ?

Déjà, mon papa est cuisinier et puis à la base je suis très, très gourmand. De fil en aiguille est venue devenu l'idée d'en faire un métier. Dès le début de ma formation, j’ai eu la chance de trouver des grands chefs qui m'ont fait découvrir toute la beauté du métier : le côté artistique, les gâteaux haut de gamme, les concours aussi… J'ai fait beaucoup de sport de compétition étant jeune, et j’aimais retrouver cet aspect-là dans le métier.

Que représente pour vous la pâtisserie au Ritz Paris ?

Elle doit toujours être très élégante, parfaite, et s'inscrire dans ce qu'est l'hôtel, elle doit presque se fondre dans le décor. Le Ritz Paris est très raffiné dans ses détails, aussi on doit retrouver cela dans les pâtisseries par des pochages délicats, des petits détails en termes de décors, des moules raffinés…

Comment avez-vous imaginé les différentes cartes ?

Tout l'enjeu est de créer des pâtisseries qui soient en adéquation avec le lieu. Pour le restaurant gastronomique, on va travailler des curseurs plus poussés, avec des choses beaucoup plus originales dans les associations, comme un caramel à la laitue de mer. Au bar Vendôme, on est plus sur une pâtisserie de boutique avec certains classiques, on va avoir quelque chose d'un peu plus consensuel et plus doux en termes de marqueur.

Selon vous, le Ritz Paris est une source d'inspiration infinie…

Pour moi, c'est vraiment la France, l'émerveillement, la fête, la création. Je le vois comme un hôtel un peu classique et en même temps comme un hôtel qui a cassé totalement les codes à son ouverture. Parce que l'ADN du Ritz Paris c'est d'avoir révolutionné l'organisation d'une cuisine, les chambres etc. Je trouve que c'est un lieu où on peut se dire que l’on peut tout faire.

Vous avez pensé votre nouveau tea time comme une expérience en trois temps…

C'est une progression en effet. On a le salé dans un premier temps, puis ce que j'appelle le trait d'union, quelque chose d'un petit peu salé mais traité comme un dessert : la burrata avec vinaigre, la poire en vinaigrette. Et enfin, le troisième temps avec la partie sucrée, les pâtisseries de saison, la pâtisserie signature. L'idée est de mettre à l'honneur tout ce qui fait la gastronomie française.

A quoi ressemble votre pâtisserie ?

Déjà, j'apporte autant de détails au visuel extérieur qu’intérieur. Par exemple, la charlotte au chocolat est visuellement assez monochrome, mais quand on va la couper, il y a des couches, et il se passe des choses. Après, j'aime beaucoup travailler les grands classiques de la pâtisserie comme le baba. Ce sont des bases que les gens connaissent, c’est rassurant. J’aime ajouter un petit peu d'originalité, de peps, une petite herbe, des épices, une pointe d'acidité...

L’exemple d’un classique réinterprété ?

La tarte citron meringuée. On est foncièrement sur une crème citron meringuée pâte, des marqueurs que tout le monde connaît. Après, on a une crème citron parfumée à l'huile d'olive, et on ajoute un petit peu de shizo pour amener un petit côté herbacé.

Vous aimez jouer des contrastes, des textures…

J'ai une pâtisserie très orientée sur les textures, c'est vraiment un axe de réflexion principal pour moi. Le moelleux, le croquant, le fondant, les biscuits... Toutes ces textures aident beaucoup à la dégustation et permettent de déceler les parfums.

La texture est donc en lien avec le goût ?

Oui, vraiment. Si on a une mousse vanille et une mousse citron, les textures vont se mélanger et on aura du mal à percevoir les différences. En revanche, si on a un croustillant citron et une mousse vanille, il va se passer des choses, et chaque parfum va se révéler dans une temporalité différente.

La pâtisserie c'est tout un art ?

À vrai dire, notre métier relève du grand écart. Il demande une grande rigueur, et une fois que l’on en maîtrise les acquis, on doit être des artistes créateurs avec des qualités à l'opposé. C’est d’autant plus vrai quand on fait des concours. On va nous demander des pièces artistiques, et en même temps, des gâteaux très techniques. Le pâtissier doit savoir faire une pièce montée, une sculpture en chocolat, des pièces en sucre. Il a un terrain de jeu artistique élevé.

En quoi le monde de la pâtisserie a évolué aujourd'hui ?

Déjà, par la mise en lumière du métier qui est totalement différent de l’époque où j'ai commencé. Mais il faut garder à l'esprit que c'est un métier qui est très exigeant. Après, la pâtisserie évolue dans l'air du temps. Aujourd'hui, on est beaucoup plus attentifs à tout ce qui est écologie, à la saisonnalité, au gaspillage. Et je pense que l’on doit encore évoluer dans nos métiers par rapport à ça. Enfin, on travaille moins de sucre, on essaie d'utiliser des matières premières plus saines. On est capable aussi d'offrir des produits de qualité sans gluten ou vegan.

Le mot de la fin… Avez-vous des rêves pour l'avenir ?

Ce que je vis en est déjà un… Il faut le vivre, maintenant, et le mettre en œuvre. Continuer à développer le tea time et un jour, peut-être, chercher les 3 étoiles pour le restaurant Espadon. Même si je suis un éternel insatisfait, il faut se rendre compte d'où l'on est et de ce que l’on vit. Je suis quelqu'un de passionné vraiment, je « vis pâtisserie ». C'est ce qui me fait me lever le matin. C'est tellement beau d'avoir pu trouver ça et d'avoir cette passion, c'est un vrai cadeau.

TEA TIME À LA FRANÇAISE

Un rituel où s'invitent sucré et salé

Servi dans l'atmosphère feutrée du Salon Proust, le tea time d'Olivier Lainé rend hommage au légendaire five o'clock tea du Ritz Paris instauré en 1898, dès son ouverture. Autrefois baptisé "l'heure magique", ce rituel renaît sous une interprétation contemporaine. Autour d'un crescendo en trois temps, salé et sucré conversent avec subtilité dans un dialogue inattendu.

OLIVIER LAINÉ

Quelques inspirations

Biscuit de Savoie façon TatinRecette

La recette du Chef

Olivier Lainé vous livre ses conseils pour réaliser son biscuit de Savoie façon Tatin. Un gâteau de voyage où la légèreté du biscuit rencontre les pommes caramélisées chères à sa Bretagne.

À vos fourneaux !
Salon Proust

Le tea time d'Olivier Lainé

Ce rituel fait converser merveilleusement sucré et salé. Un moment à savourer dans l'atmosphère littéraire du Salon Proust, qui rend hommage au célèbre écrivain, grand fidèle de l'hôtel.

Prenez place
Restaurant

Florilège de douceurs au Bar Vendôme

Sous la lumineuse verrière Belle Époque, on vient goûter aux grands classiques de la pâtisserie française revisités par notre talentueux Chef pâtissier. La carte est irrésistible !

Laissez parler votre côté gourmand